* uniquement pour les journées douces sans soleil
|
|
Voici un chauffe-eau mixte (solaire + bois + réchauffeur électrique) pas cher, simple à construire, mais efficace.
Attention : L'installation présentée ici démontre que l'on peut construire soi-même un système mixte pour chauffer de l'eau.Toutefois, il convient d'avoir des connaissances et de l'expérience avant de se lancer dans ce genre de construction.
Je ne saurais être responsable des dégâts, voire des accidents qui pourraient résulter d'une mauvaise interprétation de ce site !
J'ai préféré un sytème à vidange automatique ("drainback") qui veut que les capteurs se vident dès que les pompes s'arrêtent de fonctionner. Ce système est surtout utilisé en montagne et dans les pays nordiques (oui, on utilise le soleil dans le grand nord ;o)
L'avantage de vider les capteurs la nuit ou quand il fait froid : pas de risque de gel et pas besoin d'antigel non plus.
Ce chauffe-eau est prévu pour 2 personnes économes en eau, mais qui prennent chacune une douche par jour ;o). Tel qu'il est conçu, il peut supporter un deuxième capteur à 12 tubes Kmax de BySun
La réserve d'eau chaude de 60 litres est uniquement un stock de calories dont le rôle est de chauffer l'eau sanitaire via un serpentin en cuivre. J'ai trouvé ce principe tout seul dans mon coin, alors qu'il est déjà commercialisé, notamment par Rotex... Donc, l'eau chaude qui sort du robinet n'a pas stagné dans un ballon pouvant contenir des bactéries du genre Legionella par exemple...
Certains matériaux utilisés peuvent paraître "légers". Mais rassurez-vous, je les ai testés avec soin et certains pendant 10 ans, comme les tubes caloporteurs. Ces tubes au ø int = 4.6 mm pour éviter de disperser les calories en cours de route sont déviés de leur usage initial : l'arrosage goutte à goutte. Hé oui, les matériaux sanitaires sont chers, si tant est que vous trouvez ce que vous cherchez. Alors il faut chercher parfois hors des voies conventionnelles...
N'oublions pas que le but est : de faire simple, efficace, fiable et pas cher !
A
partir de vos questions, j'ai créé une
Foire
Aux
Questions
Cliquer ici pour accéder à la FAQ
Pour
les electriciens voici le schéma
:

Voir
également le site de Michel
Flégon
|
Perçage
de la gaine tous les 15-20 cm pour injecter la mousse
polyuréthane. |
Une gaine annelée ø ext 40 verte ou rouge peut aussi faire l'affaire. Les rondelles en plastique espacées de 15 cm sont pour le centrage des tubes PE + câble. Attention ! juste un petit point de colle à chaud, sinon les tubes fondent ! C'est quand même pas prévu pour supporter 200 °. On peut aussi utiliser du mastic au silicone. |
|
La
gaine est en place. Ouf :o) |
Les deux bidons (60 et 120 litres) en polyéthylène (PEHD) avec leur isolant. On peut utiliser des particules de polystyrène dense (broyer des chutes), par exemple. Le bidon externe peut très bien être remplacé par une caisse en bois ou en panneau de particules type extérieur (CTBH) ou en contre-plaqué marine (CTBX). Le serpentin en cuivre ø ext = 8 mm - L = 12 à 15 m. Le mitigeur thermostatique 1er prix et le clapet en amont. Tout est dans "la boîte" ; pas de fouillis à calorifuger à l'extérieur ;o) Le couvercle sur l'image est celui du petit bidon (interne). |
|
Et
voici la "réserve du patron". Heu... les réserves
d'eau :o} |
Le
capteur. Prévoir une jonction en silicone entre le capteur et les tubes en PER, car ça chauffe !
Deux bouts de tuyau en silicone ø int=6mm feront l'affaire : |
|
Toutes les conduites sous pression (3 bars) sont en "Tricoclair" ø int 6 mm. Ça fait ses preuves depuis 10 ans dans la maison... Les jonctions entre les tubes caloporteurs en PE noirs et les tubes "Tricoflex" (pas de pression dans ceux-là) sont faciles à réaliser : ils s'emboîtent (ø ext = 6.35 pour le noir et ø int = 6 pour le tube armé). Un thermostat doit être installé pour limiter la température (les bidons résistent à l'eau bouillante, mais pas les pompes). Chaque pompe LAING DDC-1 ou Swiftech MCP350 consomme 7 W à 9V DC et 10 W à 12 V DC. Elles sont prévues au départ pour refroidir des processeurs informatiques... donc très fiables ! Si la dénivellation entre la réserve et le générateur (capteur ou poêle) dépasse 2,5 m, il faut utiliser une pompe DDC1-Plus (ou +) ou Swiftech MCP355 de 18 W. Le thermomètre a été remplacé par un modèle digital à 5¤ dont la sonde est introduite dans un "doigt de gant" en tube PE ø int = 4.6 mm L= 200 mm, thermoformé au briquet (évasé d'un côté pour ne pas glisser à travers l'orifice du couvercle, et soudé de l'autre). |
Les
sorties des tubes sont isolées. Attention le collecteur
devient très chaud (prévoir une jonction en
tube silicone - voir plus haut) ! |
|
Pour ceux qui sont intrigués par le "détecteur de rayonnement", voici un dessin de la feuille de cuivre que j'ai "pliée" dans l'étau autour d'une tige du même diamètre que la sonde. La sonde doit être en étroit contact avec la feuille de cuivre et le contact est optimisé par du "gel silicone". |
Faut
pas rêver, le soleil ne brille pas tous les jours en Alsace.
Il y a des journées douces, mais sans soleil, où
l'eau n'arrive pas à 46°. J'ai installé un petit
chauffe-eau électrique instantané pour ajouter les
quelques degrés manquants. Mais,
on ne chauffera à l'électricité que l'eau
puisée et non celle de la réserve.
C'est beaucoup plus économique qu'un ballon et donc... peu
répandu en France... Attention : le chauffe-eau électrique Clage que j'ai installé n'est pas thermorégulé d'origine et supporte la chaleur de la réserve (j'ai installé une régulation électronique à l'extérieur). Il faut s'assurer que le modèle MDX (ou autre modèle thermorégulé) supporte la chaleur et peut être logé sous le couvercle de la réserve où il fait chaud ! |
|
Et voici le petit dernier : l'échangeur pour le poêle à bois. Un tube de cuivre ø ext=6 mm, L= environ 8 mètres. Une chute de tôle 23 x 44 cm plaquera la spirale contre le foyer et confinera l'air chaud. Notez que ce serpentin n'est pas relié à un circuit sous pression. La vapeur générée par une surchauffe accidentelle peut donc rapidement s'échapper vers la réserve d'eau ! |
L'échangeur
"bois" est raccordé aux tubes caloporteurs
(Tricoclair). Actuellement, j'ai inséré dans le raccordement "aller" un claplet anti-retour sans ressort (j'ai sorti le ressort). La ciculation de l'eau peut ainsi continuer quand l''eau se met à bouillir dans le serpentin (pas de contre-pression). |
|
Notez que ce serpentin n'est pas relié à un circuit sous pression. La vapeur générée par une surchauffe accidentelle peut donc rapidement s'échapper vers la réserve d'eau ! |
|
g
Nous
utilisons 4 stères de bois par an pour chauffer toute la
journée notre petit chalet (température = 25 à
30°C).
Jusque là, nous utilisions 1 bouteille de
gaz butane (26 litres) par mois pour l'eau chaude et la cuisson. Nous
la faisons tenir plus de 8 mois maintenant (repas chauds tous les
jours ;o).
La consommation totale d'électricité n'a pas augmenté (1800 KW par an), car le réchauffeur électrique
ne fonctionne pas souvent. Par exemple, au printemps ou en automne, alors que le
soleil n'arrive pas à chauffer l'eau à la température
voulue, la flambée du matin ou du soir complète en
général le stock de calories pour l'eau chaude.
Au
prix actuel du gaz (27¤ la recharge), notre installation a été amortie en moins de... 3 ans ;o)
Voir aussi la FAQ