> Retour à la page principale <


Quelques questions posées par e-mail ou sur les forum :

Mise à jour du 24/09/2012



J'étais tombé sur votre ingénieux montage en drainback .../... il y a quelques années, j'y avait alors trouvé l'info que je cherchais, en gardant surtout à l'esprit l'usage de PER et de "Tricoclair"...
Est-ce que cela tient toujours à la chaleur à ce jour ?

Bien sûr, et sans remplacer de pièces ni de tubes :o)

Les seules modifications que j'avais dû faire :

    - insertion d'un petit bout (environ 5 à 10 cm) de tube en caoutchouc silicone entre la sortie de l'échangeur (capteur solaire et serpentin poêle) et le tube en "Tricoclair" de retour.
    - création de trois piquages en bas de la réserve d'eau : un pour la jauge de contrôle de niveau et les deux autres pour alimenter les pompes par gravitation. Les pompes s'amorcent ainsi automatiquement et leur fonctionnement est plus fiable ; ceci évite la formation de bulles d'air qui désamorcent ces petites pompes.

Vous avez réinventé le ballon d'eau chaude ? ;-)
... mais pas l'eau chaude ;o)
Les traditionnels bidons bleus que vous voyez sont très résistants et supportent sans problème les 100°C. Je les ai testés en injectant de la vapeur à 160 ° et ils n'ont pas fondu...
Ça surprend et peut paraître du bricolage ; n'empêche qu'un ballon émaillé traditionnel (même en inox) résistera moins bien à la corrosion ;o)
De plus, je n'aurais jamais pu réaliser aussi facilement une installation aussi compacte avec un ballon "traditionnel".

N'oublions pas que le but est : de faire simple, solide, efficace, fiable et pas cher !




Pas mal, mais le prix ?

350 € le capteur
193 € le réchauffeur électrique
75 € de frais de transports (que je n'avais pas puisqu'on l'a ramené des vacances en Touingo :)

100 € les deux pompes
15 € les tubes PE noirs ø int=4.6
20 € une alim pour pc portable (mais une alim de PC de récup le ferait)
15 € de gaine annelée ø 40
40 € couronne de cuivre recuit ø ext 8
15 € Mitigeur thermostatique de douche
30 € Mousse polyuréthane (on peut broyer des chutes de polystyrène HD
pour isoler les bidons)
40 € environ pour les raccords et le clapet (les crépines, on les fait)
Pour les thermostats, je ne sais pas puisque c'est de la récup...

Ce qui nous amène à 893 €uros en 2006 (sans l'échangeur pour le poêle à bois ; ce dernier est "fait maison" à partir d'éléments de récupération :o)


On peut ajouter un deuxième capteur, mais il faudra prévoir une réserve de 120 litres. Certaines entreprises sont heureuses de vous donner des bidons vides.

Nous consommons très peu d'eau chaude du fait de l'usage d'une douchette économique et de la réduction du débit d'eau pour éviter le gaspillage.
Pas forcément besoin d'avoir "Versailles" dans la salle de bains...

Nous consommions pour deux personnes une bouteille de gaz de 26 litres par mois. Prix de revient = 300 € par an pour un petit chauffe-eau gaz + "plaque" de cuisson.

Actuellement, notre bouteille de gaz tient plus de huit mois (cuisine chaude tous les jours ;o)...

Donc, même dans le cas d'une faible consommation d'eau chaude, un chauffe-eau solaire reste envisageable.




Pas compris pour le détecteur de rayonnement solaire dans le bocal... ?

Pour que la pompe de circulation se mette en service dès que le soleil brille, il faut un organe de commande sensible à son rayonnement.
J'ai donc glissé la sonde d'un thermostat dans une petite tôle de cuivre préformée qui fait office de capteur solaire.
Le bocal, c'est important pour créer un effet de serre.


J'ai par la suite optimisé le réglage du "détecteur de rayonnement solaire" (comme c'est ronflant :o)
Celui-ci prenait trop de temps à "s'enclencher" par un pâle soleil d'automne. J'ai alors tout simplement placé un bout d'isolant noir dans le bocal du thermostat pour en tapisser le fond. Ainsi, la température monte plus vite dans cette petite serre et cela ne joue pas trop sur le seuil de déclenchement. Je peux donc toujours me passer d'un coûteux régulateur électronique mangeur d'électricité lui aussi. Soyons conséquents.




Le polyuréthane, c'est pas trop toxique comme machin (à la pose et à l'utilisation) ?

Faut pas le manger, et se sauver quand ça brûle :o[

C'est pourquoi, sauf pour la gaine, il vaut mieux isoler avec autre chose. Des particules de polystyrène H.D., c'est peut-être un peu mieux et on peut trouver des chutes sur les chantiers, car souvent on les... brûle.

Il y a sans doute mieux, mais j'avoue que je n'ai pas cherché...



As tu déjà mis une sonde pour mesurer les déperditions th° de la cuve ?
 
J'ai pas mesuré scientifiquement, mais le bidon extérieur est froid au contact de la main (que j'ai sensible ;o)
La température chute de 3 à 4 ° la nuit. Mais il faudrait que je fasse des relevés plus poussés...




Peut-on utiliser un bidon de 150 litres ?

Oui, Il te faudra au moins un capteur 24 tubes ou 2 m² de capteur plat.




Avec des radiateurs de recup en fonte ca devrait le faire ?

Voici un site qui te sera bien utile dans ce cas :
http://perso.orange.fr/michel.flegon/bri/solair01.htm



As-tu utilisé de la mousse PU en "bombe" ?


Oui.

Attention !

Si tu isoles les bidons avec de la mousse PU, fais-le en plusieurs fois et attends quelques heures pour que la mousse puisse "gonfler".

Sinon, ça t'écrasera ton bidon interne... :o(

Essaie d'abord avec du polystyrène broyé : c'est plus simple, moins cher et un peu plus écolo... il me semble...




Le seul truc que j'ai pas pigé dans ton système c'est le "Drainback". Comment cela fonctionne?

On peut remplacer ce mot par "auto-vidange"

C'est tout simplement ton capteur qui se vidange tout seul quand la pompe s'arrête. Évidemment, il faut qu'il soit prévu pour cela (le serpentin dans le bon sens par exemple pour un capteur plan).




Un lien a ce sujet?


Oui, chez Rotex (voir ma page ; il y a un lien)




Question, il n'y a donc pas de pression, comment gères-tu alors l'évaporation ? Remplissage automatique ?

En effet, le circuit n'est pas pressurisé. Chaque bidon est fermé par un couvercle sans joint ni cerclage, mais bien ajusté.


Je ne suis pas obligé de faire l'appoint d'eau souvent (une fois tous les six mois environ).

J'ai installé une petite vanne de remplissage et un petit tube externe qui fait office de jauge (voir schéma).





Quelles distance et différence de niveau entre les capteurs et le bidon ?

L=15 m
Delta Hauteur = 1.2 mètres. C'est le mini de chez mini, ce qui m'a obligé à faire de multiples essais avant de me lancer.
Mais le capteur se vidange sans problème, car j'ai veillé à n'avoir aucune contre-pente.




Y a t'il une raison pour l'achat du capteur "tout fait" ?

Le prix et l'efficacité dans mon cas.

Mais on peut très bien construire son capteur soi-même, si l'on est outillé et si l'on se renseigne bien. Mais ce n'est pas si facile.





Une paire d'échangeurs de frigo montés en // derrière une vitre n'auraient-ils pas fait l'affaire ?

Ils sont en acier et ne sont pas prévus pour ça. Mais va ici, tu auras un bon exemple de ce qui est faisable soi-même : http://perso.orange.fr/michel.flegon/bri/solair01.htm




Pour mettre en œuvre le système "drainback" ou vidange automatique, je suppose qu'il est nécessaire que les capteurs solaires soient disposés plus haut que la réserve pour que l'eau retourne naturellement dans le ballon ?

Exact. Et les serpentins doivent être disposés horizontalement.




Le serpentin est chauffé par son immersion dans une réserve d'eau chaude ?


En effet, le serpentin de la réserve d'eau agit comme un échangeur de calories.

Un serpentin peut être utilisé de deux manières :




Ce serpentin ne constitue pas une grande réserve de calories.


En effet, mais le serpentin est prévu dans mon cas pour prélever les calories dans la réserve d'eau.





De combien de litres d'eau chaude disposes-tu ?


60 litres à environ 50 °C ces jours-ci. Pour nous, cela suffit car nous avons depuis longtemps pris l'habitude de ne pas gaspiller.
Nous consommons actuellement 60 m3 d'eau à l'année, mais nous économisons 1/3 grâce au recyclage de l'eau du lave-linge. Ce qui nous fait 60000/360 = 166 l/j ; je me suis dit que si nous consommons 166 litres par jour, 60 litres d'eau chaude devraient suffire. Et dans la pratique, cela s'est vérifié.

J'ai aussi mesuré le débit d'un petit chauffe-eau au gaz qui tourne au ralenti de chez ralenti : 2 l/min
J'ai également relevé le compteur d'eau quand le chauffe-eau au gaz fonctionnait.

Donc, si tu prends deux douches de 5 minutes, ça te fait 20 litres ! Et moi, je reste sous la douche pendant dix minutes ;o)

Dans la réalité donc, ça se passe bien. Les 60 litres à 50° nous suffisent pour 24 heures.

Note que si j'ai "vidé" les calories de la réserve de 60 litres, le réchauffeur électrique prend le relais automatiquement et progressivement, mais ne chauffe que l'eau qui sort du serpentin, pas celle qui est dans la réserve.




Les conditions climatiques, ensoleillé, couvert, etc…, jouent-elles fortement sur le rendement du système ?



Les capteurs à tubes sous vide fonctionnent par une fraîche journée ensoleillée au printemps ou en automne. En effet, les échangeurs sont isolés comme une "bouteille thermos". Attention, il existe plusieurs types de capteurs à tubes et beaucoup ne fonctionnent pas en "drainback".




Ce sont des pompes à membranes ? Car un circulateur classique ne pourrait pas amorcer .

Eh bien non, ce sont des pompes centrifuges relativement classiques. Le rotor-turbine est de forme hémisphérique et repose au démarrage sur une rotule en céramique. Ensuite, quand la pompe est lancée, c'est le film d'eau qui lubrifie le tout. Le constructeur les donne pour au moins 50000 heures. Les miennes durent toujours.

Mais tu as raison de dire qu'elle doivent être en charge pour amorcer.
Le tube qui les alimente doit être en pente descendante et ne doit pas présenter de siphon ; ceci pour éviter que des bulles restent coincées dans la pompe.





N'aurait-il pas été plus simple d'enrober la gaine de protection de mousse tubulaire comme on utilise en chauffage central plutôt que de percer la gaine tous les 15 cm pour injecter cette horreur de mousse de polyurétane ? A mon avis ç'eut été plus rapide et plus simple pour un surcoût très modeste. Cette mousse n'est pas perméable à l'eau et en plus assurerait une seconde protection contre les agressions minérales (pierres, cailloux, silex etc.) Mais probablement as-tu une ou des raisons pour avoir choisi ta solution.


Eh bien, la mousse PU, cette saleté qui colle aux habits et aux doigts, est pas mal imperméable d'après ce que j'ai pu observer.
De plus j'ai bouché les trous par plusieurs tours d'adhésif.

Le problème de la mousse tubulaire, c'est où trouver une longueur de 15 mètres.
Est-ce vraiment étanche la gaine en mousse?

Question prix, la gaine annelée n'est pas chère : 15 € les 20 mètres.

Il m'a fallu 3 heures pour :




J'ai du mal à croire que ça suffise pour chauffer "en temps réel" de l'eau froide arrivant dans le serpentin et sortant au pommeau de douche (avec un certain débit quand même...).

J'ai mesuré le rendement de cet échangeur à un débit de 2 litres/minute, ce qui correspond au débit d'une douchette économique (pas Versailles, hein, mais le débit que nous utilisons depuis... 1979). Des petits trous dans la douchette, hein, pour avoir de la pression quand même ;o)

Avec 42° dans le bac d'essai, je sortais du 38°. Durant ces essais, je gardais grosso modo cet écart de 3-4° avec une température d'eau du bac comprise entre 40 et 60°.

J'ai estimé que ça suffisait, car même si le rendement n'est pas parfait, les calories non transférées restent dans la réserve. Je pourrais obtenir un rendement supérieur en rallongeant le serpentin.

De plus j'ai installé un réchauffeur (électrique instantané) en sortie du serpentin pour les jours où le poêle à bois est éteint et le ciel couvert. Ce n'est idéal, mais quasiment impossible à faire autrement, même au gaz, vu les quantités ridicules d'eau à réchauffer. Ce petit appareil de 3.5 KW est un CLAGE http://www.clage.de



Cette isolation des tubes calo-porteurs entre le capteur solaire et la réserve d'eau me chatouille le plus... beaucoup de boulot pour un résultat que je pense incertain...


C'est bien ce qui a été le plus vite fait : 3 heures

- Préparation des entretoises à l'emporte-pièce
- Perçage de la gaine
- Collage des rondelles entretoises
- Injection mousse PU et pose bandes d'adhésif pour boucher les trous

Sans les travaux de terrassement bien sûr. Mais bon, je ne pouvais pas mettre le capteur sur le toit.




Cette mousse n'est pas toujours régulière dans son expansion et elle pourrait, entre 2 entretoises, plaquer le tube contre la paroi... ces tubes restent-ils bien sagement au centre du conduit pendant l'injection de la mousse malgré les entretoises ?

Ils l'étaient avant l'injection, pourquoi pas après ?

D'ailleurs ces tubes sont relativement rigides, et une entretoise tous les 15 cm m'a semblé largement suffisante. Au toucher, hein :o)

Aussi quand tu injectes la mousse dans le tube, elle sort illico par le trou suivant, et à ce stade elle est fluide et prend toute la place. La pression engendrée par l'expansion est donc "uniforme".




La proximité des tubes froid et chaud ne gaspille-t-elle pas les calories ?

Même si les tubes se touchent un peu par endroits, le transfert de calories ne doit pas être notoire. De plus, ces calories restent dans le circuit fermé. As-tu noté que j'ai pris des tubes de très petite section pour limiter la surface d'échange ?
D'accord, ce n'est pas l'idéal, mais sans doute un bon compromis... qui fonctionne bien.




Je trouve l'isolation de l'ensemble un peu "jeune", à peine 1 cm de mousse?
J'y verrais bien des manchons d'isolation de tuyaux "classiques", le tout glissé dans de la gaine annelée de 40.

C'est dur à faire... est-ce étanche à l'eau (car un isolant mouillé n'isole plus) ?
Le tube noir qu'on m'a donné est épais de paroi et léger à la fois. J'en ai conclu qu'il est assez bon isolant. Toujours mon pif bien sûr... Mais une partie est faite avec de la gaine annelée ø 40.



Pouvez-vous me dire quel est le rôle du mitigeur thermostatique ?

Voilà quelqu'un qui a bien lu. En effet, je n'ai encore rien dit à ce sujet dans la FAQ.

Bien que j'aie un mitigeur thermostatique dans la douche, j'ai préféré en mettre un à la sortie de la réserve.

Ceci pour :

- éviter d'envoyer de l'eau à plus de 44° dans les conduites d'eau chaude qui sont en "Tricolclair". A 40°C, les tubes souples armés de ce diamètre, sont prévus pour résister à une pression de 20 bars (mon régulateur de pression général installé après le compteur d'eau limite la pression à 3 bars).

- éviter trop de déperdition de température. Si l'on envoie de l'eau très chaude dans le réseau, on dispersera de la chaleur pour rien (ou éventuellement pour chauffer la cave :)

- éviter de se brûler, si par anomalie, l'eau de la réserve passait au dessus des 60°C. Une limite de température haute de 60°C est réglée sur le thermostat de sécurité de la réserve et coupe des pompes de circulation. Ce thermostat ainsi que la régulation du réchauffeur électrique doivent être des éléments fiables.



Par contre, il vaut mieux monter un petit clapet de retenue (anti-retour) avant l'entrée de ce mitigeur.





Si j'ai bien compris, un thermostat à bulbe 0-100° enclenche la pompe quand il fait assez chaud dans le bocal. Un autre thermostat coupe la circulation quand la température de la réserve atteint 60° (car la pompe ne supporte pas plus et pour ne pas se brûler) ?


Exact !



Peut-on régler la température de déclenchement des thermostats ?

Oui, il est réglable, et comme il y a un contact inverseur, on peut utiliser le thermostat pour "enclencher" ou "déclencher". Mais on ne peut  pas régler l'hystérésis (le delta T).




Où trouve t-on ce matériel ?

Par exemple ici : http://www.conrad.fr/thermostat_universel_p_19103_19150_224435

Attention, dans le commerce, on vend souvent beaucoup trop cher ce genre de matériel !




Où est ce que ça se récupère ?

- Chauffages électriques pour la sonde du bocal
- Fours électriques pour le poêle
- Chauffe-eau pour la réserve d'eau

Mais le modèle cité plus haut irait pour le bocal et la réserve.



Les panneaux se vident lorsqu'ils ne chauffent pas assez l'eau, car la pompe n'est pas enclenchée, et aussi dans le cas où l'eau dépasse 60°C.

Oui.



Le circuit du capteur se vidange alors.

Oui. Ceci évite qu'il ne gèle en hiver. Ainsi, on n'est pas obligé d'utiliser de l'antigel, ce qui revient cher et pose différents problèmes.


C'est donc que la pompe une fois à l'arrêt laisse passer l'eau ( en sens inverse du sens de fonctionnement) ?

Bien vu :o)


Je ne comprends pas à quoi sert le clapet anti-retour dans la réserve ?

Il est monté sur l'arrivée d'eau potable.
Ici, comme pour tout "cumulus", il vaut mieux mettre un clapet de non-retour sur l'arrivée d'eau pour éviter de chauffer l'eau dans la conduite d'eau froide.




J'ai bien lu votre "rapport de construction de CESI" , qui m'a bien plu car je cogitais depuis qq temps à un système presque identique, à savoir faire le contraire d'un "vrai CESI". Donc comme chez vous,
l'eau du réseau sous pression va se chauffer en passant dans un serpentin plongé dans une réserve d'eau chaude solaire sans pression.

C'est tellement plus logique et simple qu'un réservoir sous pression.
Si on le désire et que le contexte le permet, on peut également utiliser le thermosiphon, et pourquoi pas trouver une combine pour le désamorcer quand l'eau est chaude.


J'espère pouvoir faire circuler cette réserve solaire dans mon plancher chauffant.

Et pourquoi ça n'irait pas ?



J'aurais voulu utiliser une grosse cuve de 1000 L de récupération d'eau de pluie (ce truc blanc tenu dans un renfort métallique qu'on voit dans les jardins), mais savez-vous si elle tiendrait la température ?

Au travail, mes collègues les rincent à l'eau très chaude (au moins 60 °C) avant de les recycler.

En tout cas, les bidons bleus résistent sans problème à l'eau en ébullition.




Elle me permettrait surtout de pouvoir bricoler à l'aise et d'y plonger une couronne de cuivre de 50m...

Exact.



En fait, je compte ne pas la remplir entièrement , en fonction de l'ensoleillement : plus en été pour avoir une réserve supérieure et éviter la surchauffe, moins en hiver pour ne chauffer que le strict minimum. Ceci me permettrait aussi "d'absorber" l'auto-vidange, et pourrait servir de vase d'expansion à air libre.

En tout cas, si vous sortez de l'eau, il faudra la mettre de côté et réutiliser la même pour remplir à nouveau.
En effet, je ne vous apprends rien en vous disant que l'eau est chargée en minéraux et que ces derniers ont tendance à se déposer sur les parois des tuyaux et des échangeurs, donc votre serpentin.
Si l'on utilise toujours la même eau, il n'y a pas de problème, car la quantité de dépôt de minéraux est minime et n'augmente pas. Par contre, si l'on apportait régulièrement de l'eau "neuve", on apporterait à chaque fois un dépôt supplémentaire de minéraux.



Un circulateur classique ne s'enclenche qu'une fois en charge" ... en charge de pression, ou bien en eau ?

En charge tout court, c'est-à-dire rempli d'eau sans qu'il ait besoin d'aspirer.
Si la pompe est en charge, il importe peu que le circuit soit ou non sous pression, du moment que la pompe délivre la pression nécessaire pour amorcer le cicuit.



Je pensais faire un siphon avec ma conduite menant au capteur, de sorte que mon circulateur placé au milieu de ce siphon reste toujours en eau même après l'auto-vidange...

C'est ce que j'ai fait egalement. La pompe est en charge, c'est mieux.
 

Le revendeur de capteurs solaires (Bysun) annonce une pression minimale de fonctionnement de 1 bar pour ses capteurs ... mon circulateur ne montera jamais à cette pression (mon capteur sera sur le toit 10m au-dessus (si ?), c'est grave docteur ?

Mes toute petites pompes ne délivrent pas 1 bar. Mais je comprends votre revendeur (BySun), qui se donne un peu de marge. Le collecteur du capteur doit être bien drainé pour éviter que l'eau ne commence à bouillir dans ce dernier.
Évidemment, il faudrait aussi tenir compte du débit délivré par la pompe. Mais comme il s'agit de pompes centrifuges à turbines, en général quand on a de la pression, on a aussi du débit. Donc avec une pompe de circulation de type centrifuge qui fournit 1 bar, on a aussi le débit voulu.

Je vous explique un phénomène qui s'est produit sur mon circuit d'eau du poêle à bois : la pompe de circulation a sans doute souffert d'un excès de température à cause du thermostat limiteur de la réserve défectueux.
Elle ne fournit plus assez de pression, à peine ce qu'il faut pour monter l'eau dans le serpentin du poêle à bois. Mais comme la pression est affaiblie, le débit l'est aussi.

Or il arrive, quand le poêle est très chaud, que l'eau commence à bouillir dans le serpentin. Jusque là rien de grave, puisque le circuit est ouvert. Mais les petites "explosions" de vapeur dans le circuit ont pour effet de désamorcer la pompe dont la pression est déjà à la limite.

J'ai monté un petit clapet anti-retour (sans ressort pour ne pas freiner le flux) juste avant le serpentin du poêle à bois.
Cela fonctionne bien : quand l'eau se met à bouillir, l'excès de pression est refoulé uniquement vers la réserve et non plus vers la pompe. Et cette dernière, bien qu'à la limite, ne désamorce pas et continue de fonctionner.

Ceci pour vous expliquer que la pompe doit fournir un minimum de pression pour pouvoir surmonter ce genre de phénomène.




Je suis pas convaincu de l'efficacité du système.

Moi si :o)
Mais c'est un peu laconique comme réponse.

Il s'agit là d'un chauffe-eau de 60 litres. Il faut revoir les dimensions des capteurs, des tuyaux et des pompes pour des installations plus grandes.





En lisant la FAQ, je ne trouve pas les réponses à mes interrogations.
Volume d’eau dans le serpentin en cuivre (ø int = 4 mm - L = 12 à 15 m) = 0,018 litre.
Avec un débit de 2 litres/minute et une eau de 60 °C dans le chauffe eau : quand l'eau entre dans le serpentin à une température de 5°C, à quelle température sort-elle ?


J'ai évidemment fait des essais avant de me lancer.

J'ai fait passer de l'eau du robinet (température ± 10 °C et débit = 2 Litres / minute) dans le serpentin immergé dans de l'eau chauffée à 50°C. Elle sortait à 46°C.



Tu parles d'un écart grosso modo de 3-4° ?
 

Grosso modo, oui.
Ça dépend bien sûr de la température de l'eau entrant dans le serpentin et de la température de la réserve. Avec une température d'eau entrante de 10 à 15°C et une réserve à 60 °C, l'écart sera d'environ 3°C.

Je n'avais pas davantage de tube de cuivre. Mais je me suis dit que si j'atteins la température limite basse, le réchauffeur électrique prendra le relais. Et les quelques calories que je n'ai pas extraites ne sont pas totalement perdues, puisque la réserve est bien isolée.



De plus, un chauffe-eau instantané doit être placé près du robinet.

C'est bien de le rappeler !

C'est plus ou moins le cas chez nous et les conduites ne sont pas en cuivre, mais en "tricoclair", tuyau souple armé, alimentaire (très peu d'inertie thermique et relativement isolant). Celui que j'ai utilisé est prévu pour supporter 20 bars à 40°C (pour le diamètre que j'ai utilisé).

Actuellement, j'ai baissé la pression en sortie du régulateur à 2.6 bars. De l'avis des utilisateurs, c'est suffisant.

Quand j'ai dessiné les plans du chalet, j'ai regroupé tous les points d'eau et mon chauffe-eau est juste en-dessous.






Je suis intrigué par votre chauffe-eau "drain-back".

Je comprends votre réaction ; elle me fait plaisir car je l'ai eue aussi lors de mes élucubrations.

Plus précisément : vu la forme et la position verticale du serpentin plaqué sur le poêle, l'eau ne peut pas en sortir en totalité, donc j'imagine qu'elle finit par bouillir :

Voui.

Qu'est-ce qui se passe alors ? jet de vapeur ?


Voui.


Et grosse pression temporaire ?

Voui :o)

Mais rassurez-vous, cette explosion est très brève et ne se produit que lorsque l'eau pénètre dans le serpentin brûlant à la mise en marche de la pompe. Lorsque la pompe s'arrête, le serpentin se vide complètement par effet d'aspiration et il ne se passe rien.

Avez-vous noté le ø intérieur de mon serpentin ? Il est de 4 mm, alors que les tubes "tricoclair" qui le relient à la réserve ont un ø intérieur de 6 mm. Il peuvent donc "absorber" ce flux de vapeur transitoire.

Il vaut mieux bien dimensionner le serpentin pour que l'eau ne se mette pas à bouillir constamment.
Chez nous, quand nous avons un feu exceptionnellement fort, l'eau dans le serpentin se met à bouillir pendant quelques temps. Mais les tuyaux en "tricoclair" résistent à cette température et la pression transitoire est vite évacuée du fait que le retour descend vers la réserve et ne présente pas trop de siphons.


Il fait quoi le "clapet sans ressort" avant le serpentin ?

Une légende en-dessous du schéma l'indique :
"Le petit clapet sans ressort évite le désamorçage de la pompe quand l'eau commence à bouillir dans le serpentin du poêle à bois."

http://pagesperso-orange.fr/willms/Solaire/Pompes_charge.html

Dans mon cas, il vaut mieux que le jet de vapeur prenne la direction de la réserve et pas de la pompe.




Quand nous chauffions l'eau au gaz, il nous fallait une bouteille de 26 kg par mois.
Actuellement, la bouteille de gaz sert uniquement pour la cuisson et tient 8 mois.

Notre facture d'électricité est relativement stable après un an d'utilisation de ce système.
Nous consommons pour deux personnes 2200 KW par an. Ce qui nous fait des factures d'environ 50€ tous les deux mois.